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【08.5.23 法国 快报】哀伤与悲愤

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文章来源】 http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/le-deuil-et-la-colere_502803.html

【文章标题】Le deuil et la colère
哀伤与悲愤

【文章内容】
Alors que l'espoir disparaît de retrouver des survivants du séisme du 12 mai, des voix s'élèvent pour dénoncer les vices de construction des écoles. Les leaders locaux sont sur la sellette.

Le tremblement de terre du 12 mai a soudé la nation chinoise. Les reportages de la télévision nationale, qui assure une couverture en direct, jour et nuit, ont montré le Premier ministre, Wen Jiabao, dans les zones sinistrées, dirigeant les opérations de secours, consolant des parents éplorés, tendant même des perfusions aux blessés coincés sous les décombres.

Ces images ne sont pas innocentes, certes, et visent à réunir autour de ses dirigeants une population choquée par l'ampleur des dégâts. Mais elles représentent une forme de transparence inédite dans les médias chinois. Et elles rencontrent un large écho. Alors que le bilan final pourrait avoisiner les 70 000 morts, de nombreux Chinois ont adopté le slogan mis en avant par la propagande : « Que la grande muraille du peuple s'élève contre le tremblement de terre et pour sauver les victimes ».

Séverine Bardon
Couronnes mortuaires sur les gravas de l'école de Juyuan. Cliquez ici pour découvrir le reportage photo complet de notre envoyée spéciale.


Dix jours après la secousse qui a dévasté le nord du Sichuan, dans le centre du pays, alors que l'espoir de trouver encore des rescapés a disparu, quelques voix dissonantes commencent cependant à se faire entendre. Pour certains survivants et familles de victimes, la peur et l'émotion cèdent peu à peu la place aux récriminations.

"Il faut trouver le responsable"
Dans la province, près de 7 000 écoles se sont effondrées, ensevelissant des dizaines de milliers d'enfants. Devant les décombres de l'établissement scolaire de Juyuan, une petite ville située à une centaine de kilomètres à l'est de Chengdu, la capitale régionale, des parents sont venus déposer des couronnes mortuaires et brûler de l'encens, une semaine après la disparition de leurs enfants. L'école de trois étages, construite il y a dix ans, s'est écroulée d'un bloc sur les 1 000 élèves de la ville, tuant 200 enfants selon les statistiques officielles, au moins trois fois plus d'après les parents. Autour des gravats et du terrain de sport blanchi à la chaux, des bâtiments plus anciens restent debout. Certains sont à peine fissurés.

« Cela fait longtemps qu'il aurait fallu rénover cette école, s'indigne Yang Jianhong. Mais cela n'a jamais été fait. On ne sait pas où est parti l'argent prévu pour la construction. Et les responsables de tout ça, où sont-ils ? On ne sait pas non plus. » Devant les débris, il montre les dernières images de sa fille, âgée de 16 ans, filmée sur son téléphone portable. Son visage est intact, son survêtement d'écolière sans un accroc, mais Yang Ying est morte, et c'est sa sortie des décombres que son père visionne une fois de plus sur son minuscule écran.

Les parents demandent que justice soit faite et que « celui qui a causé cette catastrophe » soit retrouvé. « On ne veut pas d'argent, cela ne compenserait pas le sang de notre enfant. Mais il faut trouver le responsable », insiste Zhao Xiaofeng, le portrait de sa fille de 16 ans coincé au creux du bras.

Alors que le pays entier marquait trois minutes de silence en mémoire des victimes, le 19 mai, une partie des enfants rescapés de l'école de Juyuan et leurs professeurs s'étaient réunis autour des préfabriqués qui abriteront temporairement leurs cours. Alignés sur un terrain vague, le visage tourné vers le sol, les larmes aux yeux, ils ont respecté dans une grande émotion ces instants de deuil national. Mais aucun dirigeant local n'était présent à leurs côtés : « Les responsables locaux ne s'occupent pas de nous. On va les voir tous les jours, mais ils ne nous reçoivent pas, ne nous expliquent rien », constate Jiang Caijing, dont le fils est mort dans l'école.

Le gouvernement central, lui, a tout mis en oeuvre pour venir en aide aux victimes. Quitte à accepter, pour la première fois de son histoire, la présence d'équipes de sauveteurs étrangers sur le territoire. Deux avions militaires américains ont ainsi pu atterrir dans le Sichuan. Et sur les routes encore marquées par les éboulements, des convois de l'armée acheminent sans relâche vivres, tentes, vêtements.

Des camps de réfugiés ont été dressés dans les rues des villes épargnées par le séisme, le long des trottoirs, dans les cours des bâtiments officiels. A Mianyang, 20 000 réfugiés s'entassent dans le stade flambant neuf de la ville. Les couvertures sont au touche à touche, même les rings de boxe ont été transformés en dortoirs. La plupart des réfugiés abrités dans l'enceinte du stade arrivent des montagnes du district de Beichuan, l'un des plus touchés par le séisme. Des villages entiers y ont été rasés, et les rares maisons encore debout sont menacées d'inondations.

Près de 5 millions de sans-abri
Séverine Bardon
Tang Yong a fui son village avec ses trois enfants, son mari et sa mère, pour rejoindre le centre de réfugiés de la ville de Mianyang. Mais elle a dû abandonner son père de plus de 80 ans, incapable de se lancer à pied à travers la montagne dévastée.


Plusieurs dizaines de rivières, bouchées par des éboulements, ont formé des lacs naturels qui risquent de rompre leurs digues de fortune. Dans le Sichuan, la saison des pluies commence dans deux mois. « Je ne peux plus rentrer dans mon village, constate un vieux paysan. Je n'ai plus de maison, plus de terre non plus. La montagne a tout emporté. Je n'ai même pas réussi à emporter mon porte-monnaie... » Près de 5 millions de personnes sont aujourd'hui dans ce cas.

L'intervention massive de l'armée, la mobilisation des volontaires et les dons massifs venus de Chine et de l'étranger permettent aujourd'hui la prise en charge de ce flot de réfugiés. Mais les perspectives sont moroses dans cette province dévastée. « Nous allons installer des camps de tentes officiels », explique un responsable du gouvernement de Jiangyou, une petite ville où sont rassemblés près de 4 000 sinistrés. C'est là son seul plan pour l'avenir.

Personne ne sait combien de réfugiés la ville devra encore accueillir. Ni combien de temps ceux-ci devront se contenter d'une tente pour toute demeure. Dans le Sichuan, le travail de reconstruction sera immense.

Une mobilisation sans précédent
La dernière période de deuil national en Chine remonte à 1976. Le pays s'était alors arrêté de respirer pour commémorer le décès de Mao Zedong. Les trois jours de deuil décrétés, le 19 mai, par le gouvernement traduisent le traumatisme que représente ce tremblement de terre, le plus dévastateur depuis celui de Tangshan, en 1976, quelques semaines avant la mort du Grand Timonier.

Face à l'ampleur du désastre, le pays tout entier s'est mobilisé. Dons de sang, aide financière, projets de reconstruction assurés bénévolement par des entreprises à travers tout le pays : les civils contribuent aux secours. Sur les routes du Sichuan, des voitures individuelles tentent de se frayer un passage au milieu des convois militaires. « Volontaire pour les secours », « Volontaire livrant de la nourriture », leur mission est affichée en caractères rouges sur le pare-brise. Des groupes d'étudiants et d'employés, venus du grand nord ou de l'extrême sud du pays, contribuent à l'organisation des camps de réfugiés, à la distribution d'eau et de nourriture.

« Un seul coeur, un seul mouvement », proclame un slogan répliqué à l'infini sur des banderoles rouges déployées dans les zones sinistrées. Depuis le 12 mai, les Chinois sont unis dans l'épreuve.

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作者: 神说
  (2008-05-25 22:27)
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